Après des vacances bien méritées, j’ai repris mon chantier avec le travail le plus désagréable et le moins gratifiant : le ponçage de la coque centrale avant la mise en peinture. C’est long, fastidieux et très poussiéreux. Le premier travail à consiste à mettre la coque sur des béquilles spécialement fabriquées pour l’occasion et démonter le ber temporaire en bois. Les béquilles sont fixées sur les ancrages d’articulation des bras de liaison. Cela permet de libérer la coque de tout contact avec son support.

Les béquilles sont réglables grâce à des pieds d’échafaudages prêtés par un ami. J’ai mis la coque de niveau afin de pouvoir également tracer la ligne de flottaison au laser. Il faut s’allonger à plat dos sous la coque pour poncer le dessous, c’est très inconfortable mais c’est juste un ponçage de finition avant peinture puisque l’essentiel du travail avait été fait avant de retourner la coque.
En ce qui concerne le roof et le cockpit, il m’a fallu poncer, enduire et re-poncer et re-enduire avant d’appliquer le primer, puis la peinture.C’est difficile au niveau des nombreux joints congés afin d’obtenir un bel arrondi mais avec du temps et de la patience, j’y suis arrivé. J’ai mis trois couches de laque « brillant gloss » mono-composant de chez Hempel et il me faudra en remettre une couche après un ponçage fin à l’abrasif à l’eau pour obtenir un bon résultat.
J’ai choisi une peinture mono-composant par soucis de simplicité; en effet, avec une peinture bi-composant je trouve qu’il est très difficile de préparer la bonne quantité et il y a beaucoup de gaspillage.

Les béquilles réglables m’on permis de glisser une remorque (achetée d’occasion) sous la coque et de régler les rouleaux. j’ai ensuite attelé un tracteur à la remorque pour sortir la coque du hangar et vérifier la manoeuvrabilité. Je ne suis pas satisfait du système de support de la coque sur la remorque à l’aide de rouleaux et de patins. Je pense que je devrais réaliser un ber en CP + stratification époxy recouvert de moquette spéciale permettant à la fois de « treuiller » le bateau sur sa remorque afin qu’il soit bien calé.

Mais pour l’instant, la coque centrale est mobile et vue le manque de place dans l’atelier, j’aurais maintenant la solution de sortir la coque si j’ai besoin de place pour travailler. Mais comme dans GOT, l’hiver arrive et les basses températures ne me permettrons plus de faire ni résine ni peinture pendant plusieurs semaines, je vais donc basculer sur d’autres travaux : accastillage, dérives, ponçage du flotteur droit …